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Les anti-éoliens battent le pavé de Paris

 

développement durable et écologie

 

Alors que les débats tant attendus du Grenelle de l'environnement débutent à l'assemblée nationale en ce début octobre 2008, les opposants à la poussée de l'éolien en France manifestent dans la rue.
Le 4 octobre dernier, un millier de manifestants étaient réunis à Paris pour dire non à l'éolien ! Cette opposition vient en écho à la volonté du Grenelle de l'environnement de porter en 2020 à 10% la production d'électricité par les éoliennes en France.

Cet objectif implique l'installation de 8 000 à 10 000 nouvelles éoliennes sur le territoire ce qui selon les manifestants est une aberration écologique et économique. En effet, les manifestants regroupés sous la houlette du «Collectif du 4 octobre», à l’initiative de la Fédération du développement durable (FED) dénoncent le fait que les éoliennes sont avant tout un business rentable... pour leurs promoteurs.

Sachant que l'électricité produite est obligatoirement achetée à un prix garanti par EDF, l'installation des éoliennes est jugée comme une manière détournée de subventionner un lobby d'entreprises au mépris de la sauvegarde des paysages et du patrimoine français.

Cette vision des choses partagée par l'ex président de la République Valéry Giscard d'Estaing répond en écho à plusieurs rapports publiés récemment dont celui de l’Institut Montaigne qui estime le surcoût de l'éolien selon les termes du Grenelle de l'environnement à 1 milliard d'euros par an d'ici 2020.

En réponse à cette étude, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a jugé au contraire dans un rapport encore plus récent que l'énergie du vent présentera un gain net de 1,2 md par an. Si la bataille des chiffres est loin d'être tranchée, les manifestants eux ont considérés qu'il était urgent d'agir. Ils ont en plus de la suppression pure et simple du programme d'implantation des nouvelles éoliennes réclamés l'application «de la règle normale des installations industrielles classées aux éoliennes», à savoir la réglementation ICPE qui s'applique généralement aux équipements potentiellement dangereux. Face à cette levée de boucliers finalement peu suivie d'effet, de nombreuses associations dont le Réseau « Sortir du nucléaire » se sont félicités du peu d'écho obtenu par cette manifestation.

 

 

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