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Energie : faire des économies

 

développement durable et écologie

 

Lavoisier disait que « Rien ne se perd, tout se transforme ». Il avait raison puisque aujourd’hui, dans un monde où la pénurie d’énergie et les dégradations de l’environnement menacent les communautés humaines, une initiative peu commune permet de transformer des déjections animales en électricité.

Bien que la production de biogaz ait été expérimentée depuis des années dans différentes parties du monde, la transformation du méthane en électricité n’avait pas encore été rendue possible à cause de la cherté et la complexité des installations à utiliser.

Le Central Vermont Public Service (CVPS), aux Etats-Unis, a réussi le pari d’alimenter en électricité des foyers de particuliers, avec le seul usage de bouses de vaches. Pour ce faire, l’institution a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral du Vermont et a mené une campagne de sensibilisation intensive des citoyens sur les avantages de cette nouvelle source d’électricité. Ont été notamment vantées l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les initiateurs du projet Cow Power ont aussi su jouer la carte socio-économique puisque la production d’électricité bio relance l’activité des fermiers et booste du même coup leur production de lait. Le CVPS a jusqu’ici attiré 4.600 clients qui ont accepté de payer près de 20 dollars de plus par mois pour une électricité propre. La production elle-même est répartie dans 5 centrales alimentées par les fermes de la région.

Pour fabriquer de l’électricité à partir du fumier, il faut mélanger les déjections avec d’autres déchets agricoles et mettre le tout dans une cuve souterraine chauffée à 38°C. Après la période de fermentation, le méthane se forme et est ensuite aspiré par un générateur qui produit l’électricité. Les déchets solides résultant de cette transformation peuvent être réutilisés, preuve ultime que la chaîne de production est tout à fait rentable.

 

 

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