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Gaspillage de l’eau

 

développement durable et écologie

 

Les résultats d’une enquête menée par l’IFEN en 2002 sur la gestion de l’eau potable viennent d’être remis sur le devant de la scène face à la hausse du prix de l’eau.

Cette enquête révélait entre autres que le volume annuel d’eau potable utilisée en France atteignait les 6,3 milliards de mètres cubes et que pourtant, seuls 19% de cette eau était utilisée à des fins alimentaires. La plus grande proportion de l’eau est utilisée dans les sanitaires ou pour d’autres usages domestiques.

Pourtant, le coût de traitement et d’épuration de l’eau ne cesse de s’accroître à cause de la présence de plus en plus soutenue d’éléments polluants issus des pesticides et d’autres produits phytosanitaires dans l’eau. En effet, en 2002, 75% des zones testées étaient contaminées par ces agents polluants. Cette tendance devrait aller en s’accroissant car les nitrates et les pesticides polluants sont de plus en plus résistants aux traitements usuels de l’eau. De nouvelles structures d’épuration ont depuis dû être mises en place, ce qui a entraîné une hausse de près de 30 centimes d’euro du prix de l’eau.

Devant cet état de fait, les ONG et les associations écologistes appellent à une mobilisation de tous les acteurs pour lutter contre le gaspillage de l’eau potable. La prise mesures simples mais salutaires s’avère nécessaire. Pour les pouvoirs publics, la priorité est de protéger la fonction écologique des zones humides qui font office de stations d’épuration naturelles.

La mise en place de nouvelles normes pour la construction est aussi envisagée. Ainsi, les habitats neufs devront par exemple être pourvus de systèmes de récupération des eaux de pluie, de toilettes sèches ou encore de limitateurs de pressions. Quant aux particuliers, ils devront prendre l’habitude de traquer et de colmater toute fuite dans le système d’alimentation, d’utiliser l’eau à bon escient et d'installer des économiseurs d'eau.

 

 

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