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Eoliennes et nuisances sonores

 

développement durable et écologie

 

Les nuisances phoniques des éoliennes au rapport ! Devant la montée en charge des installations de parcs éoliens en France et suite à l'inquiétude des riverains de futures installations, l'Etat a saisi l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) afin de faire le point sur les nuisances phoniques des éoliennes.

En mars 2006, un premier rapport présenté par l'Académie nationale de médecine portant sur « Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l'homme » préconisait l'implantation des éoliennes d'une puissance supérieure à 2,5 MW à une distance minimale de 1 500 mètres des habitations. Sachant que les parcs éoliens en France ne comptent actuellement que des machines de puissances plus modestes, le rapport recommandait l'application de la règlementation relative aux Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) pour certaines installations.

Suite à la publication de ce rapport, les ministères en charge de la santé et de l'environnement ont décidé de saisir l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) le 27 juin 2006 afin d'analyser plus finement les préconisations du précédent rapport. L'Afsset en collaboration avec l'Ademe et la DDASS des départements concernés par l'installation de parcs éoliens a mené l'enquête.

Au moyen de campagnes de mesures et de modélisations, les niveaux de bruit générés par les éoliennes déjà installées de puissance inférieure à 2,5 MW ont été évalués. Les résultats de ces mesures font ressortir que les émissions sonores des éoliennes ne génèrent pas de conséquences sanitaires directes sur l'appareil auditif. Sachant que la France dispose d'une des règlementations les plus protectrices pour les riverains (décret 2006-1099 du 31 août 2006 relatif à la lutte contre les bruits de voisinage) et que dans le même temps, la propagation des bruits dépend principalement de la topographie, du climat et de la végétation rencontrés localement, le rapport conclu qu'une étude doit être menée au cas par cas en fonction des projets lors de l'enquête d'impact en prenant appui sur les modélisations actuelles. L'Agence recommande donc de ne pas définir une distance d'installation unique mais plutôt de procéder au cas par cas à des études spécifiques d'impact.

L'Afsset propose également dans un prochain rapport d'approfondir les connaissances dans le domaine de l'évaluation de la gêne due aux bruits et plus particulièrement aux basses fréquences. En effet, à l'heure actuelle, aucune donnée sanitaire n'est disponible pour permettre d'observer des effets liés à l'exposition aux basses fréquences et aux infrasons générés par des éoliennes.

 

 

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