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Uranium dans l’eau

 

développement durable et écologie

 

De nombreuses particules de sels minéraux et d’oligoéléments sont présentes dans l’eau, résidus de leur traitement ou restes de sédiments naturels selon le lieu où l’eau a été puisée. Ces particules ne sont pas toutes bonnes pour la santé.

Si le magnésium et le calcium sont par exemple excellents pour le métabolisme, ce n’est pas du tout le cas de l’uranium. Même si aucune déclaration officielle n’affirme qu’il est dangereux pour la santé, sa radioactivité (même minime) constitue une menace pour l’organisme humain. Sur la demande de nombreux scientifiques, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fini en 2004 par limiter le taux d’uranium à 15 microgrammes par litre d’eau. Ce seuil symbolique n’est pas toujours respecté car en Allemagne par exemple, l’eau courante présente plus de 100 microgrammes d’uranium par litre !

Un scientifique allemand, Sebastian Schimmelpfennig, vient pourtant de développer une méthode pour filtrer et éliminer l’uranium présent dans l’eau. Il s’agit de filtrer l’eau en lit fixe afin que l’uranium soit absorbé par les hydroxydes de fer. Le problème est que le comportement des ions métalliques dans l’eau n’est pas toujours stable, entraînant des complications dans l’analyse.

L’uranium change également de « forme » selon la solution aqueuse dans laquelle il se trouve, il peut par exemple se transformer en phosphate, en carbonate ou en oxyde. Pour faire avancer son étude, le scientifique a utilisé la photométrie qui permet de mesurer le nombre d’ions d’uranium avant et après l’absorption par les oxydes de fer. Il compte ainsi d’ici peu peaufiner sa technique et la rendre utilisable dans les stations d’épuration de l’eau potable.

L’aboutissement de cette recherche permettrait de sécuriser un peu plus la production d’eau potable. Car même si les effets de l’uranium distillé dans l’eau sur l’organisme ne sont pas encore exactement définis, ils existent et risquent d’être peu sympathiques.

 

 

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