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Une toiture végétalisée, une uthopie ?

Les espaces verts se font de plus en plus rares dans les grandes villes et le moindre carré d’herbe y est accueilli comme une salvation. La multiplication de bâtiments imposants, ajoutée à la pollution automobile, asphyxie les villes et renforce l’effet de serre qui détruit la couche d’ozone.

Il est pourtant possible de stopper ce cercle vicieux, ou du moins réduire son importance, par l’utilisation d’une technique préhistorique qui a déjà fait ses preuves : la toiture végétale.

Les principes

Utilisée depuis des siècles en Scandinavie, la toiture végétale est esthétique et écologique. Le principe est de planter des végétaux sur son toit au lieu d’y mettre des tuiles ou des ardoises. Mais il faut considérer plusieurs points avant de s’offrir une toiture végétalisée.

D’abord, il faut comprendre que le toit végétal est composé de cinq éléments principaux. A la base se trouve la structure portante qui peut être en bois, en béton ou en acier. Une membrane d’étanchéité y est ensuite installée. Celle-ci accueillera le système de drainage et de filtration qui redirigera les eaux de pluies non absorbées par les plantes vers les gouttières. Un substrat de croissance composée de compost et de petites pierres absorbantes sera étalé sur l’ensemble. Après, il ne reste plus qu’à planter les végétaux. Il est conseillé d’opter pour des plantes vivaces qui résistent bien aux intempéries et nécessitent peu d’entretien. Ensuite, il est à noter que les toitures végétales ne peuvent être installées que sur un toit plat ou incliné à 35° maximum.

La toiture végétalisée, qui fait partie de l’approche HQE ou Haute Qualité Environnementale, vise en premier lieu à respecter l’environnement en utilisant des matériaux naturels. Mais elle offre aussi de nombreux avantages comme l’isolation phonique naturelle du bâtiment, la fixation des principales pollutions naturelles et la régulation thermique. En outre, les plantes contribuent à réduire de façon importante le gaz carbonique présent dans l’air et font baisser de 5 à 10% le coût de traitement des eaux usées, en absorbant plus de 50% des eaux de pluie.

D’un entretien facile, la toiture végétale peut être agrémentée d’un système d’arrosage automatique qui évitera aux propriétaires de jouer au funambule et de se casser le cou.

Les types

Il existe deux principaux types de toitures végétales : la toiture intensive et la toiture extensive. La première comporte une couche de substrat de près de 30 cm destinée à accueillir toutes les variétés de plantes. Elle nécessite une construction particulière du toit et ne concerne par conséquent que les bâtiments à construire. Nécessitant un entretien régulier, elle ne séduira que les fanatiques du jardinage en altitude. La seconde forme de toiture est plus adaptée aux citadins.

Elle ne comporte qu’une mince couche de substrat et une fois agrémenté de plantes vivaces, elle ne nécessite quasiment aucun entretien. Il existe également des tuiles recouvertes d’herbe prêtes à poser, mais leur coût n’intéressera que les plus fortunés. Mais quel que soit le budget, il faut voir la vie en vert avec la toiture végétale !

 

 

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