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Principes de base de l'habitat passif

Le secteur du bâtiment est l'un des plus gros consommateurs en terme d'énergie, devant l'industrie et les transports. Parallèlement, il enregistre également un taux d'émission de C02 très important.

Au vue de ces constats, des alternatives sont proposées dans le secteur, notamment avec la mise en place du concept de maison passive.

Le logement passif, un concept innovateur

Par définition, on entend par logement passif, une construction équipée de plusieurs solutions techniques, permettant de réduire les dépenses en énergie mais également capable de fournir de l'énergie. Ce concept est né dans les années 1970 avec la construction des bâtiments économes en énergie. En 1988, l'ingénieur Wolfgang Feist et le professeur Bo Adamson ont formalisé un label concernant ces maisons dont la consommation d'énergie est très faible.

Pour vérifier leur fiabilité, les architectes et professeurs Ridder, Bott et Westmeyer ont édifié la même année des maisons « témoins » dont les bases s'inspirent du concept. Les résultats ont été convaincants et des projets de construction naissent un peu partout en Europe. En 1996, des travaux orientés vers le développement économique et technique du concept ont été entrepris. Pour ce faire, un groupe de travaux a été chargé de planifier la production de labels et matériaux destinés à la construction de ce type d'habitation.

En 2001, consciente des potentialités de la filière, l'Union Européenne apporte son soutien par l'intermédiaire du programme CEPHEUS.

Les principes de base

La construction d'une habitation passive passe par quatre principes, à savoir la suppression des ponts thermiques, l'isolation thermique, une ventilation et une bonne étanchéité de l'air. L'isolation thermique doit recouvrir l'ensemble de l'enveloppe extérieure de la maison. Elle doit être d'une parfaite continuité pour éviter les éventuels ponts thermiques. Un logement dit passif doit également aborder une excellente étanchéité à l'air, permettant de limiter les déperditions thermiques.

Ces dernières peuvent entraver le rendement énergétique. Pour assurer la continuité de l'étanchéité de l'air, on doit faire attention aux encadrements de baies, aux liaisons entre les éléments ainsi qu'aux pénétrations, notamment les canalisations et les conduits de cheminée. Pour éviter les déperditions, l'étanchéité de l'air s'accompagne obligatoirement d'une bonne ventilation, plus précisément de ventilations à double-flux.

Ces dispositifs ont la capacité de rafraîchir et de chauffer l'air intérieur ainsi que de gérer son flux. La suppression des ponts thermiques constitue l'une des dernières étapes lors de la construction d'un logement passif. On entend par ponts thermiques, les zones où s'échappent la chaleur. Ces dernières doivent absolument être maîtrisées pour limiter les déperditions de chaleur.

Une approche globale en complément des principes de base

Outre les quatre principes de bases, d'autres dispositions doivent également être prises pour avoir une maison répondant au concept de logement passif. Parmi elles figurent, le recours aux énergies renouvelables ainsi que l'utilisation rationnelle des appareils électroménagers. Comparer aux sources de lumière, les appareils constituent le plus gros consommateur d'énergie dans une maison.

Dans un habitat passif une valeur maximale de dépenses en énergie est fixée, ce qui empêche leur utilisation. Ces appareils sont substitués par des machines moins gourmandes en termes d'énergie. L'utilisation des énergies renouvelables est également une priorité. Afin de valoriser l'énergie procurée par le soleil, il faut capturer, accumuler et restituer sa chaleur. C'est pourquoi, des dispositifs capables de capter l'énergie doivent équiper une maison passive, pour que la chaleur récupérée puisse être restituée.

 

 

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