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Maison bioclimatique

Si les maisons 100% écologiques n'existent pas encore, certaines expériences menées en Allemagne et en France ouvrent la voie à de nouvelles façons de construire particulièrement respectueuses de l'environnement. Tour d'horizon.

Qu'on les appelle maisons écologiques ou encore maisons bioclimatiques, ces constructions extérieurement banales cachent de nombreux atouts qui se traduisent au quotidien par des économies à l'usage en terme de chauffage, d'éclairage, mais aussi d'eau. Plus saines dans leur construction, ces maisons d'un nouveau genre permettent également de vivre dans un environnement agréable, plus propice à une bonne santé en phase avec la nature.

Qu'est-ce qu'une maison bioclimatique ?

Une maison écologique repose sur deux aspects distincts :

Le premier aspect consiste à construire ou rénover une maison qui régule mieux sa consommation d’énergie et rejette moins de gaz polluant dans l’atmosphère. Pour y parvenir, la maison doit proposer un haut pouvoir d'isolation pour réduire les pertes d'énergie. Fenêtres double voire triple vitrages, toitures végétalisées... sont les outils actuels qui répondent le mieux à la limitation des pertes d'énergie. Le seconde volet est d'articuler son système de chauffage autour de combustibles respectueux de l'environnement.

Dans cette optique, les énergies fossiles sont laissées de côté au profit des énergies renouvelables qui ont la particularité de rejeter moins de CO2 dans l'atmosphère. Selon les régions, le choix de l'énergie pourra s'orienter vers de l'éolien, du solaire ou encore de la géothermie ou du bois. L'autre option possible pour mieux maîtriser les coûts d'énergie (dans le cadre d'une rénovation surtout) est d'investir dans des chaudières haut rendement qui elles aussi rejettent moins de dioxyde tout en faisant de sérieuses économies. Tous ces investissements sont encouragés et aidés financièrement par l'Etat français sous forme de crédits d'impôts. Dans une idée d'économie toujours mais aussi d'écologie, les maisons se doivent de traquer les gaspillages d'eau en adoptant des installations comme des réducteurs de débit et des systèmes de récupération des eaux de pluie par exemple. Même chose pour les dépenses d'éclairage en adoptant des lampes basse tension.

Le deuxième aspect consiste à limiter les polluants dans les matériaux de construction pour un meilleur respect de l'environnement de manière générale et un meilleur respect de l'environnement de vie au quotidien. Sur ce point, la démarche est double : Des actions sont mises en place « à la source » pour réduire les déchets de chantier dans le cadre d'une démarche HQE (haute qualité environnementale). En parallèle, le choix des matériaux de construction élimine les produits amiantés, les composés volatiles dans les peintures (radon et monoxyde de carbone), le lamellé-collé très gourmand en colle, etc au profit de matériaux naturels comme le bois pour les parois ou le chanvre pour l’isolation.

Comme on le voit, les pistes à suivre pour vivre sainement dans une maison économe sont multiples. Sans compter que depuis quelques années, de nouvelles techniques arrivent enfin sur le marché comme les vérandas bioclimatiques par exemple. Evidemment, tout cela a un coût. Construire sa maison selon la démarche HQE revient de 2 à 8% plus cher que traditionnellement mais l'investissement est à prendre en compte sur le long terme. En effet, ces maisons se révèlent à l'usage beaucoup moins gourmandes en énergie et en eau ce qui permet d'entrevoir de belles économies rentabilisant le prix à payer au départ.

 

 

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