Dans une optique de développement durable et pour préserver les ressources naturelles,
en l’occurrence les nappes phréatiques, économiser
l’eau s’avère plus que nécessaire.
La récupération d’eau de pluie
permet de recueillir annuellement 500 à 600
litres par mètre carré de toiture. Cette
solution est autant économique qu’écologique
quand on sait qu’un tiers de l’eau potable
est utilisée à des fins domestiques
(chasse d’eau, arrosage, lavage de voitures
ou de sols, etc.) qui ne nécessitent pourtant
pas une eau de qualité alimentaire. Par ailleurs,
l’eau de pluie, plus douce que celle du robinet,
ne génère pas de dépôt
calcaire et ne contient ni chlore ni nitrates.
Le principe du récupérateur d’eau de pluie
L’eau de pluie s’écoule dans la gouttière
et passe par un filtre qui va retenir les débris. Elle est
ensuite recueillie dans un godet placé dans la descente d’eau
pour être alors stockée dans un récupérateur,
une citerne, une cuve, un collecteur ou un réservoir. Lors
de petites pluies, presque la totalité de l’eau peut être récupérée
( par centrifugation le long des parois de la gouttière), tandis
que lors des grandes précipitations, l’excédent
est évacué. Les petites impuretés vont tomber
doucement au fond de la citerne. Un dispositif anti-remous empêchera
ces sédiments d’être soulevés lors du remplissage
de la cuve, assurant la limpidité de l’eau pompée.
Les particules en suspension (tels que le pollen) qui flottent à la
surface seront évacués par le biais d’un siphon
de trop-plein.
La pompe peut se convertir automatiquement sur le réseau
de ville quand la cuve est vide, ou encore remplir cette dernière
d’eau de ville. Attention, faut veiller à séparer
le réseau de l’eau de ville de celui de l’eau de
pluie. Deux circuits d’eau différents doivent être établis
avec un clapet anti-retour pour éviter tout mélange.
Selon l’usage prévu de l’eau ainsi récupérée,
l’installation peut être simple ou plus complexe. Si la
récupération de l’eau se fait uniquement à des
fins non comestibles, il n’est pas nécessaire de la purifier.
Comment choisir son récupérateur ?
Le volume de la cuve doit être fonction
de l’emplacement du récupérateur
(s’il est exposé au gel, il
sera inutilisable durant l’hiver) ;
du taux de remplissage annuel (dépendant lui-même
du taux de pluviométrie de la région, de la surface
et de l’inclinaison du toit, etc.).
Cette cuve peut être en béton ou en PVC ultra-résistant.
La cuve en PVC se transporte aisément, mais elle ne pourra être
installée dans une allée de passage. Si elle n’est
pas fréquemment remplie, elle tendra à remonter de sous
terre. Le béton présente l’avantage d’être
solide, permettant ainsi le passage de voitures. Il stabilise également
le pH de l’eau. Par contre, son installation n’est pas
facile et requiert l’aide d’une grue. Pour diminuer
le coût, plusieurs cuves de moyen volume peuvent être
reliées entre elles.
Il existe un large choix de pompes : elle peut comporter un système
de filtrage, une séparation eau de ville/eau de pluie, être
immergée, intégrer une réserve, etc.
La
récupération d’eau de pluie
profite autant aux collectivités locales
qu’au contribuable. Depuis mai 2007, des
incitations fiscales ont été faites
pour l’acquisition de récupérateur
d’eau de pluie pour usages extérieurs :
TVA moindre sur les équipements (5,5%)
et crédits d’impôts des dépense
en équipements (25%).