C’est justement dans ce cadre que le brise-glace australien Aurora a quitté les eaux de la Tasmanie pour se rendre dans l’Antarctique. Une batterie de scientifiques de différentes origines s’est installée à son bord pour mesurer les effets du réchauffement climatique dans cette partie du globe. Ils vont également essayer de mesurer la capacité d’absorption des émissions de gaz carbonique par les mers australes.

Il faut en effet savoir que la majorité du gaz carbonique rejeté par les humains et leurs activités est absorbée par les océans et les puits de carbone naturels. Donc, au-delà de rôle de régulateurs thermiques, les océans servent aussi en quelque sorte de recycleurs d’atmosphère. Les scientifiques ont noté depuis quelques années que les performances en la matière des mers australes étaient allées en déclinant. Le but de l’expédition de l’Aurora est d’en découvrir les raisons afin de pouvoir y remédier. Les recherches de l’équipe scientifique internationale embarquée du bateau consisteront dans un premier temps à collecter des données concrètes sur le site : teneur en dioxyde de carbone, salinité de l’eau, etc. Ensuite, les spécialistes pourront élaborer des hypothèses et théories sur lesquelles des stratégies d’action pourront être basées. Ceux qui s’intéressent un tant soit peu à l’environnement attendent déjà avec impatience les résultats de cette étude. Son impact sur la lutte effective contre l’effet de serre et le réchauffement climatique ne pourra qu’être important. La mission de l’Aurora, qui dure un mois, est sur le point de se terminer. Alors, patience !